Introduction
Environ cinq millions de Kenyans sont confrontés à une procédure discriminatoire lorsqu'ils demandent une carte d'identité nationale, en raison de leur appartenance ethnique ou religieuse. Sans pièce d'identité, ils ne peuvent ni postuler à un emploi, ni accéder aux soins de santé, ni voter. Rashid a fait sa première demande de carte d'identité avant les élections de 2017. Il ne l'a pas obtenue, mais il a persévéré pendant six ans. « J'ai raté tellement d'opportunités professionnelles et tant de chances à cause de l'absence de carte d'identité », déplore Rashid.

Vérification d'identité au Kenya : un entre-deux sans fin
Des assistants juridiques communautaires aident des personnes comme Rashid à s'orienter dans le système administratif et à obtenir des documents d'identité. Ces cas, et les milliers qui les ont précédés, constituent le fondement sur lequel nous bâtissons un mouvement national et diversifié pour défendre l'égalité des droits civiques. Ensemble, nous luttons pour une société où chacun·e, quelles que soient sa religion ou son origine ethnique, a sa place. Pour en savoir plus sur le programme « Justice pour la citoyenneté » de Namati, cliquez ici.
En 2025, le président du Kenya a reconnu le caractère discriminatoire du système d'identification et a mis fin à la vérification des antécédents – une étape inconstitutionnelle du processus de demande à laquelle seules les personnes appartenant à certains groupes ethniques ou religieux étaient soumises.
Il s'agissait d'une étape majeure. Lorsque nous avons commencé à lutter contre la discrimination liée à la citoyenneté en 2013, le gouvernement niait même l'existence de ces vérifications, et le problème restait largement ignoré du public. Bien que le système officiel ait évolué, la nouvelle procédure de demande risque d'instaurer une discrimination de fait, soumettant uniquement les communautés à majorité musulmane à des contrôles supplémentaires continus. Nous continuons de plaider pour une procédure équitable et juste pour tous les Kenyans.